Bamako : des organisations de la société civile du Partenariat de Ouagadougou en formation sur le plaidoyer

(Guinéeco.info)-Les organisations de la société civile des 9 pays du partenariat de Ouagadougou sont en séminaire de formation en techniques de plaidoyer depuis le 30 janvier dernier à Bamako, au Mali. Cet atelier qui prend fin ce jeudi 1er février s’inscrit dans le cadre du projet « civile society for family planning » financé par l’ambassade de la Grande Bretagne.

Cet atelier de Bamako vise à outiller les participants, afin de leur permettre de faire des plaidoyers fiables et crédibles pour soutenir les engagements pris par les autorités nationales et susciter leurs actions en faveur de la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Selon les organisateurs, la rencontre regroupe 30 personnes venues des 9 pays du partenariat de Ouagadougou à savoir : la Guinée, le Mali, le Burkina Faso, le Togo, la Cote d’ivoire, le Sénégal, la Mauritanie, le Niger et le Benin. Son  objectif est d’amener les membres des coalitions à définir et prioriser des objectifs de plaidoyer SMART visant la PF ; à maîtriser le processus de plaidoyer à travers l’outil AFP SMART ; à mieux soutenir la mise en œuvre des plans d’action nationaux budgétisés de la Planification Familiale.

Briser les goulots d’étranglement

Dr Cheick Oumar Touré, Directeur de Intrahealth international du Mali, a indiqué que « Civile society for family planning » est une initiative mise en œuvre par intrahealth international et qui vise à doter les coalitions d’outils pour mieux mener des actions au niveau des pays.

«  C’est vrai que le plaidoyer prend du temps mais notre ambition c’est de faire un plaidoyer politique une cible pour briser les goulots d’étranglement, parce que dans certain pays  ces goulots d’étranglement  empêchent  le ministère de la santé même de poser des actions fortes dans la planification familiale. Des questions budgétaires au niveau du sommet de l’état pour allouer plus de ressources tant à l’achat des contraceptifs, à la dotation des structures en équipements et matériels  et aussi doter des ressources humaines suffisantes aux niveaux des structure de santé », a-t-il déclaré.

Il explique que toutes ces questions sont des questions que la société civile pourra amener sur la table avec des actions concertées pour faire un plaidoyer de haut niveau qui va engager les leaders politiques à prendre des décisions rapides en faveur de la planification familiale. Cela, estime-t-il, dois se passer de façon harmonisée.

« Je tiens à remercié les coalition parce que c’est pas quelques choses de facile d’embrasser vraiment tout ce mouvement mais quand même c’est le chemin de la réussite  parce que une seule organisation ne pourras jamais réussir mais avec les coalition forte comprenant des leaders religieux, les associations de femmes les jeunes, les journalistes donc ça donne une masse critique d’organes de la société civile qui pourra joué un rôle de premier plan dans la mise en œuvre du plan national budgétisé », estime Dr Cheick Oumar Touré.

L’Union fait la force

Mme Mercedes Mas de Xaxas,  conseillère principale en plaidoyer international de  l’ONG américaine PAI, basée à Washington s’est dit convaincue  que l’union fait la force et qu’on ne peut pas aboutir seul dans le domaine de plaidoyer tout seul. « Il y aussi une question de légitimité. En tant qu’ONG américaine nous ne pouvons faire le plaidoyer qu’avec le gouvernement américain et lui demander de dépenser plus d’argent dans la planification familiale. Aux autres gouvernements, c’est seule la société civile locale qui peut le faire. Donc, nous travaillerons en partenariat avec cette société civile locale afin de pouvoir partager notre expérience. Mais c’est à la société civile locale de se battre pour faire avancer la cause et c’est pour cette raison qu’on accompagne la société civile dans d’autres pays… », a-t-elle insisté.

Kadiatou Thierno Diallo

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