Droits de l’homme : les forces de défense de sécurité guinéennes disent renoncer à  la torture

(Guinéeco.info)-Le Représentant-Résident du Haut commissariat des Nations-Unies  pour les droits l’Homme en Guinée, Dr Louis-Marie Bouaka, a rencontré les forces de défense et de sécurité guinéennes hier mercredi 27 juin 2018 au palais du peuple. Cette cérémonie s’inscrit dans le sillage de journée internationale pour « le soutien aux victimes de la torture » célébrée le 26 juin de chaque année.

Pour Nouhan Traoré le chef du cabinet du ministère de la sécurité,  son département, dispose d’un arsenal juridique contre les pratiques anticonstitutionnelles. Selon lui, la lutte contre la torture est devenue un combat commun des activistes des droits de l’homme, de services de sécurité et les responsables politiques. La Guinée ayant ratifié de la charte africaine de droit de l’homme et des peuples, est soumise aux respects de ses principes, notamment la convention contre la torture.

« Nous avons un certain nombre de mécanismes, à la fois disciplinaires et institutionnels qui  nous permettent effectivement d’harmoniser les actions de nos hommes sur le terrain. C’est en cela que nous avons   une inspection générale des services de sécurité qui veille quotidiennement au respect des valeurs humaines consacrées par  les instruments juridiques nationaux et internationaux », a indiqué M. Traoré.

Dans son intervention, le représentant du haut commissariat des nations unies  pour les droits l’homme en Guinée a donné sa lecture sur le respect des droits de l’homme en Guinée.  « La Guinée est dans une situation confortable, puis qu’en 2016 la Guinée a incriminé les actes de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants. Ce qui figure dans le code pénal, avant il ça n’existait pas», rappelle   Dr Louis Marie Bouaka.

Les responsables  des forces de défense et de sécurité, massivement mobilisés à cette rencontre, qui se sont dits déterminés à lutter contre la torture. «  Nous sommes tous unanimes que la torture n’est pas une bonne chose. Au niveau de mes unités j’ai interdit systématiquement la torture. Même quand on prend un voleur sur les faits, on n’a pas besoin de le torturer c’est de l’interpeler dans les règles de l’art », affirme le colonel Mamadou Soumah coordinateur des brigades anti criminalité de la République de Guinée.

Le président de l’institution nationale indépendante des droits humains a, dans la foulée, déclaré : « la torture a souvent été utilisée lors de l’arrestation, la garde, l’interrogatoire, le traitement des  détenus et prisonniers. Notre histoire commune l’atteste. Notre passé récent et notre présent sont parsemer de douleur parfois innommable  assumons-le. »

Mamoudou Boulléré Diallo

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