Le Syndicat de la presse privée de Guinée dévoile un pan de la Convention collective en chantier

(Guineeco.info) : Depuis sa création, il y a trois ans, le Syndicat de la Presse privée de Guinée a fait de l’élaboration de la Convention collective des journalistes son cheval de bataille. L’objectif étant de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des hommes de médias guinéens qui vivent actuellement dans la précarité pour la plupart.

Selon Sidy Diallo, le Secrétaire général de cette jeune structure syndicale, la Convention collective en chantier prendre en compte tous les avantages dont les journalistes ont besoin pour exercer dignement leur profession dans les entreprises de presse privées du pays. Pour y parvenir, il indique cela prendra le temps nécessaire qu’il faut.

«Dans les autres secteurs, il y a des conventions qui ont pris 10 ans à se mettre en place. Mais nous, en l’espace de trois ans nous sommes déjà à 80% de l’exécution des travaux techniques.  On s’est battu avec les patrons des associations de presse qui ont compris l’idée d’aller vers une convention collective. Il nous reste deux rencontres pour finaliser le projet », explique Sidy Diallo dans un entretien accordé à un journaliste de Guineeco.info.

Le Secrétaire général de la SPPG affirme que les journalistes de la presse privée de Guinée sont actuellement confrontés à des nombreuses difficultés, notamment  liées au manque d’équipements de travail, aux problèmes d’accès aux sources d’informations, de formations et de perfectionnements continus.

Il déplore le fait qu’un grand nombre des journalistes peinent à obtenir une carte professionnelle de presse, parce que la Haute autorité de la communication qui la délivre exige un contrat de travail que la plupart d’hommes et de femmes des médias privés guinéens n’en ont pas. A cause, dit-il, de l’absence d’une convention collective que tout le monde appel de ses vœux.

Ce qui va changer

Avec la Convention collective en perspective, Sidy Diallo prédit que « beaucoup de choses » vont changer chez les journalistes guinéens du privé.  « On aura notre carte professionnelle, le contrat de travail, le respect du Smig qui sera au-delà de 500 mille de francs guinéens », détaille le syndicaliste.

Aussi, « les heures supplémentaires seront prises en coptent parce qu’il y’a beaucoup des journalistes qui travaillent au-delà de huit heures comme indiqué. Il y’aura également l’immatriculation des journalistes à la Caisse Nationale de sécurité Sociale ou dans une banque d’assurance pour régler les cas de maladies par exemple », ajoute-t-il.

« Signé la convention est une chose, son application sur le terrain est une autre. Pour l’instant, on se bat pour que la convention soit une réalité sur papier », nous a confié Sidy DIALLO dont la structure a une autre paire de manches : celle de susciter l’adhésion d’un plus grand nombre de journalistes.

Mamoudou Boulléré Diallo.

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