Le Slecg menace de quitter la table de négociation si rien n’est fait d’ici vendredi

(Guinéeco.info)- Les négociations entre l’Etat et le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (Slecg) pour sortir de la crise qui paralyse actuellement le système éducatif guinéen sont dans l’impasse. A la fin de la troisième journée de négociations, hier lundi, 05 mars 2018, aucun consensus n’a été trouvé.

Débutée à 11 heures, dans la salle des actes du Palais du peuple, la rencontre n’aura duré qu’une heure et demi. Dès l’entame des pourparlers, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla, a demandé ce que les débats soient suspendus jusqu’à 16 heures. Le temps pour l’équipe gouvernementale de se concerter avec les ministères concernés.

Une proposition acceptée par les syndicalistes, mais qui ne sera pas respectée, car le même ministre va de nouveau demander un autre report. Ce qui a quelque peu semé le doute chez les syndicalistes, dont les négociateurs sont restés dans la salle des actes de 11heures à 18 heures. Heure à laquelle le médiateur a reçu un appel téléphonique du ministre de l’Energie lui demandant de reporter les négociations pour ce mardi, sans pour autant préciser l’heure.

« Nous allons, bien entendu, présenter nos excuses aux syndicats qui ont acceptés d’être disponibles. Les ministres se concertent et quand ils m’informeront, je vous ferais appel. Il vaut mieux reculer pour mieux sauter », estime Mohamed Saïd Fofana le médiateur de la République.

 Réponse conditionnelle

« Les excuses du médiateur sont acceptées, nous sommes pour la paix, mais nous voulons aussi notre droit», indique Oumar Tounkara, deuxième secrétaire général du Slecg, qui affirme que la plateforme revendicative reste maintenue et sa satisfaction est non négociable. Il s’agit, rappelle-t-il, du payement intégral et immédiat de 40% avec effet rétroactif des mois de novembre 2017, décembre 2017, janvier 2018 et de 30%  de février 2018.

Les syndicalistes demandent aussi l’ouverture d’un couloir de négociation pour les 8 millions de francs guinéens de salaire mensuel par enseignant, le plutôt que possible. « Nous venons de loin et nous repartons loin. Si d’ici vendredi, le gouvernement ne prend pas le problème au sérieux, pour que nous ne trouvions pour une solution de sortie de crise, nous serons obligés de nous retirer et de rester à la maison», menace M. Tounkara. C’est dire qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge.

Mamoudou Boulléré Diallo

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